Interview: Trouver son équilibre de vie idéal avec Julie (par Cindy Mateus)

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Interview extraite du blog de Cindy Mateus. Retrouvez l’article original sur son blog. Merci à elle pour ce super moment !

Devenir entrepreneur est une étape éprouvante ; on cherche à découvrir notre don et comment l’exploiter pour le convertir en business plan.

Pour le premier sujet consacré à l’entrepreneuriat et comment l’aborder, je vous livre l’interview passionnante de Julie Dedry, une jeune femme remarquable par son vécu et son travail au quotidien : aider les autres à trouver leur mission de vie et ainsi équilibrer leurs domaines de vie.

Julie a commencé son aventure par des études en Science Éco et en développant son sens du leadership, soit comment exprimer ses idées et amener les gens au changement. Durant ses 6 ans de travail dans le secteur du Marketing en tant que Product Manager des crédits à la consommation, Julie décide de reprendre des études d’herboristerie pour satisfaire sa passion pour la nature et le soin de soi.

Sans vous en dire plus, je vous souhaite une agréable lecture !

JULIE, PEUX-TU NOUS DÉVOILER UN PEU TON PARCOURS ? COMMENT EN ES-TU ARRIVÉE LÀ ?

Depuis toute petite, j’ai toujours été fascinée par tout ce qui était discipline, les routines et le sacré en général. J’admirais les personnes qui vivaient du sacré en consacrant des moments et des lieux à prendre du temps pour eux. Les spas, les églises et les monastères m’ont ainsi toujours fascinée.

Petite, je rêvais de devenir mannequin. Pour financer mes shootings, j’ai commencé à nettoyer des maisons de repos dès l’âge de 14 ans.

J’ai été mannequin pendant 6 ans et je ne voulais pas juste être mannequin. Quand j’ai acheté mon premier magazine Vogue, Claudia Schiffer, mon idole de l’époque, faisait la couverture et un encart disait « à chacun son destin ». J’ai alors vraiment eu un déclic et je me suis dit : « moi, c’est ça que je veux faire » et pas tellement pour le fait d’être mannequin et de défiler, mais plutôt pour le fait d’accomplir mon rêve et de me dire que tout était possible et que je n’avais pas de limite. J’ai alors commencé à lire des biographies sur tous les créateurs et le rôle sociologique du vêtement pour vraiment pouvoir me dire que j’étais une mannequin construite, qui avait un avis, sans être vue comme un simple cintre. Le problème est qu’on ne nous demandait jamais notre avis, et j’en ai eu marre d’être considérée comme une femme objet au bout d’un moment.

En parallèle, j’ai donc entamé un master en Sciences Éco au cours duquel j’ai participé à plein d’activités pour développer le leadership. Je suis ensuite partie en échange à Copenhague où j’ai fait une spécialisation en leadership féminin pour comprendre la façon dont les femmes exerçaient leur leadership.

J’ai travaillé chez BNP pendant 6 ans en marketing et j’ai énormément appris sur tout ce qui était campagnes, besoins, consommateurs, donc vraiment dans le cœur du sujet. J’ai également repris en parallèle pendant deux ans des études d’herboristerie, parce que j’ai toujours été connectée avec le soin de soi et la nature.

Arrive ensuite le 22 mars, jour des attentats de Bruxelles. J’étais dans le train juste en face. C’était vraiment un état de siège et un carnage dans la ville. Finalement, j’ai pu me rendre au travail.

Ma boss m’a appelée dans son bureau et m’a dit « Écoute la couleur du PowerPoint, elle n’est pas top quand même ». Et là, je suis sortie du bureau et j’ai regardé par la fenêtre en me jurant que c’était mon dernier jour, que je n’allais plus passer à côté de ma vie et que j’allais respecter la vie tout en me respectant.

De plus, je ne voyais jamais mon fils. Je ne le voyais qu’une heure par jour, mais en tant que mère, c’est contre nature de ne pas voir ses enfants. J’ai alors arrêté de travailler, sans rien, sans boulot, sans savoir comment j’allais gérer ça.

J’ai trouvé un poste dans une boîte qui accompagne les Starters, les personnes qui veulent se lancer comme indépendants, et pendant deux ans, avec une équipe de dix personnes, nous avons accompagné chaque année 200 personnes à créer leur projet. J’étais ainsi confrontée au quotidien à toutes les questions qui se posaient par rapport au lancement d’une idée.

Après avoir regroupé tous les freins auxquels ils étaient confrontés (dont l’entourage en grande partie), j’ai décidé d’organiser un séminaire en rassemblant toutes les personnes pouvant être concernées. Ce fut un succès, et je suis actuellement rendue à mon sixième séminaire.

TU AS LANCÉ UNE MÉTHODE APPELÉE UNLIMIT-IT, EN QUOI CONSISTE-T-ELLE ?

Unlimit-It, c’est quatre étapes qui permettent d’équilibrer les domaines de vie.

La première consiste à savoir ce que tu veux, donc ta vision. Généralement les personnes ne savent pas ce qu’elles veulent et donc je travaille avec des méthodes qui activent le cerveau droit et pas le cerveau gauche.

Ensuite, une fois que tu as cette vision-là, il faut établir ton plan pour y arriver. Donc tu fais une espèce de planning d’une part. Et d’autre part, tu vas trouver les véritables motivations de tes objectifs ou de tes envies.

Troisièmement, c’est le quotidien qui constitue un énorme frein : comment gérer son conjoint, gérer les factures, avoir plus de temps, se dégager plus d’espace, plus de ressources pour pouvoir implémenter ce changement au quotidien. Et donc là, j’utilise toute une série d’outils, de techniques, de croyances, de retours d’expériences que j’ai eus pour me dégager du temps, un espace et des ressources qui m’ont permis de me consacrer à moi pour me rééquilibrer.

Et dernièrement, si tu n’as pas d’énergie, tu ne vas pas aller loin et donc on se concentre sur comment est-ce que tu gères ton énergie, parce que c’est vraiment une course de fond. Pour gérer ton énergie, il faut te reconnecter à ta sensibilité, à qui tu es, à tes besoins et pouvoir agir en conséquence. Et dans ce cadre-là, je propose la création de guides, de routines, de points de référence. Un pour le matin, un pour le soir, un pour la semaine, un pour le mois, qui reprend, dans tes quatre domaines de vie, toutes les actions que tu devrais faire pour avancer dans tes projets ou dans ton équilibre de vie.

Le fait d’avoir ce guide, qui n’est jamais respecté en tant que tel dans la pratique, constitue le point de référence de ton équilibre de vie idéal. Et donc l’idée, c’est de régulièrement faire des allers-retours entre la vraie vie et le guide pour voir si tu es plus ou moins éloigné de ton équilibre.

Cela permet de gérer l’équilibre et de ne pas tous les jours réinventer l’eau chaude en se posant la question de savoir quoi faire et finalement de s’éloigner de plus en plus et de rester dans sa zone de confort.

TU AS TOUJOURS ÉTÉ PROCHE DE L’IDÉE DE NATURE, DE SOIN DE SOI. S’AGIT-IL DE CONCEPTS QUI T’ACCOMPAGNENT TOUJOURS ?

C’est un domaine que je commence à assumer de plus en plus. J’ai toujours été très sensible à tout ce qui était énergétique et donc je travaille beaucoup avec tout ce qui touche aux oracles, aux pendules, etc.

Je travaille aussi beaucoup avec les chakras. En gros, mon modèle c’est qu’il y a un chakra qui va te nourrir, c’est le concept des familles d’âmes, et que ta mission de vie est liée à ton chakra nourricier, donc il faut le trouver.

Et plus tu vas te consacrer à ta mission de vie, plus tu vas absorber de l’énergie par le chakra connecté et te recharger en énergie. Cette énergie est ultra importante pour apprendre à se connaître et à connaître sa mission de vie car l’alignement est un changement qui prend énormément d’énergie. Mais une fois que tu es connecté, tu reçois aussi énormément d’énergie.

ET COMMENT FAIS-TU LORSQU’UNE PERSONNE N’EST PAS TRÈS ADEPTE DE CE CÔTÉ CROYANT ?

Je n’oblige en rien les personnes qui viennent me voir et les personnes viennent même si elles ne sont pas croyantes. Mais elles ne viennent pas me voir par hasard, ça j’en suis convaincue. Même si elles ne passent pas à l’action tout de suite, je sais que le message aura été une petite graine qui leur servira pour l’avenir. Au final, je ne cherche à convaincre personne, parce que la meilleure façon de faire en sorte que les gens changent, c’est le « Lead by Example ». En gros, je montre juste ce que je vis, je partage mon bonheur, mes joies, mes peines, mes difficultés. Je suis un exemple, un témoignage, rien de plus. Je ne fais que donner de l’inspiration et de l’énergie. Après, ils prennent ou ne prennent pas. Chacun a son évolution et ses défis, il n’y a pas de jugements.

Plus tu diffuses ton plein potentiel, plus tu vas avoir un impact dans le monde.

Julie Dedry

POURQUOI EST-CE IMPORTANT POUR TOI D’ASPIRER À UNE VIE SANS COMPROMIS LORSQU’ON EST ENTREPRENEUR ?

C’est important pour exprimer son plein potentiel et pour rayonner le plus possible parce que plus tu diffuses ton plein potentiel, plus tu es toi-même, plus tu es authentique, plus tu es dans ta puissance, plus tu vas avoir un impact dans le monde. Et en ça, c’est ultra important. Cette démarche-là est également possible en étant salarié pour être aligné avec son emploi.

QUELS SERAIENT TES CONSEILS POUR QUELQU’UN QUI SE RETROUVE DANS UNE SITUATION DE FRUSTRATION PAR RAPPORT À SON CONJOINT QUI N’A PAS L’INTENTION DE CHANGER ?

La première chose, c’est que si tu ressens le besoin de changer quelque chose, tu ne dois pas demander l’autorisation à ton conjoint pour le faire, tu le fais. Ça, c’est la première des clés. La deuxième, c’est qu’il faut pouvoir sensibiliser le conjoint aux changements et à l’importance qu’ils ont. Pour le sensibiliser, il faut lui montrer ton rêve. Il faut que tu lui donnes un tableau de visualisation, des mood boards ou des dessins de ta vie rêvée, que tu la mettes en image pour qu’il soit conscient de ce que tu veux atteindre, sans oublier de parler son langage. Par exemple, moi, à la maison, j’ai créé un fichier Excel avec toutes les tâches ménagères que j’ai partagé avec mon mari pour lui dire : « voilà les tâches que je fais, voilà ce que tu fais, est ce qu’on peut répartir les tâches autrement ? » Et en mettant les choses noir sur blanc, ça a beaucoup plus d’impact qu’en discutant car il y avait des tâches auxquelles il ne pensait même pas. Il faut des outils très pratiques. J’ai communiqué à sa façon, je lui ai montré un business plan, je lui ai montré comment je comptais m’y prendre. Donc ça l’a rassuré dans son côté masculin, et en échange, lui a bien voulu revoir son organisation pour que j’ai plus d’espace et de temps, même physiquement, à la maison pour me consacrer à mon projet.

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